Surfers Paradise

Après avoir été émerveillée par Noosa, je m’embarquais pour Surfers Paradise.

J’eu le malheur de me retrouver avec le même chauffeur que pour mes deux précédents voyage en bus. Celui-ci avait noté sur ses papiers que ma valise faisait plus de 20 kilos à côté de mon nom. Si bien qu’à chaque fois, je devais enlever des affaires de ma valise, pour les mettre dans plein de petits sacs, juste le temps du voyage en bus. Ridicule, vous avez dit ?

Nous avons eu un arrêt de 30 minutes à Brisbane. Le temps de faire peser notre valise à leur bureau puis de remonter dans le bus. Et c’est à cet endroit que je revis Shaunie et Jordan, deux anglaises de mon groupe de Fraser Island. Nous avons pris le bus ensemble. Elles allaient à Byron Bay, rejoindre tous nos amis qui y étaient. Et moi, ayant tout mon voyage booké, je n’avais d’autre choix que de passer deux nuits à Surfers Paradise. On papota, et je découvris que Jordan était aussi née un 13 novembre comme moi. Ce serait bien de fêter nos anniversaires avec tout le monde… Mais aucune de nous ne savait vraiment où elle serait ce jour-là. Nous étions alors le 14 octobre 2015.

 

J’arrivai à Surfers Paradise en début d’après-midi.

Choc de culture pour moi. Toute la Gold Coast est bordée de buildings gigantesques, un peu comme Miami, d’où son surnom de « Miami australien ». Étant déjà allée à Miami Beach en Floride, je dirais que Surfers Paradise va encore plus loin.

Mais l’air de rien, après avoir enchainé les petites villes depuis 20 jours, ça faisait du bien de voir des commerces, des restos, des bars, la civilisation !

Je logeais à « Backpackers in Paradise ». Je fus absolument ravie d’avoir un appartement au rez-de-chaussée ! Oui, un appartement ! Cuisine, salle de bain, salon, et chambre avec deux lits superposés. C’était encore plus génial d’avoir l’appartement pour moi toute seule. Bien que je fus un peu amère de ne pouvoir le partager avec des amis. J’imaginais les soirées qu’on aurait pu y faire… Et bref, dommage !

En me baladant dans la ville, j’eus la désagréable sensation d’être de retour en Europe, où plus précisément en Espagne. Plusieurs voitures de jeunes garçons me klaxonnèrent et me hélèrent dans la rue. Je n’en revenais pas. C’est à ce moment que je réalisais qu’en Australie, il n’y avait AUCUN harcèlement de rue. Pas de regards déplacés, aucun mec « en chien » qui te suit dans la rue ou les transports en commun. J’ai ma petite théorie là-dessus :

  • Ce ne sont pas des latins. Français, espagnols, italiens… Ils ont le sang chaud et ne savent pas se contrôler. Mais les anglo-saxons, et donc les australiens savent se tenir avec les demoiselles.
  • Les australiennes, comme les anglaises (ou les américaines) s’habillent assez vulgairement quand elles sortent. Donc les hommes ont déjà vu 100 fois pire qu’une française en tenue de soirée.
  • L’Australie est un pays où il fait globalement chaud toute l’année, donc des nanas en short, petites jupes et robes, c’est absolument banal.

Ces petits incidents à Surfers Paradise sont, au jour où j’écris, les seuls qui me sont arrivés en Australie.

surfers paradise

Besoin de tongs ?
Besoin de tongs ?

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Le lendemain, je passais ma journée à la plage. Puis je rencontrai mon nouveau coloc, un anglais. A l’auberge était organisée une tournée des bars pour le soir-même à un prix qui me semblait exorbitant. Avec mon coloc, on se dit qu’on irait juste boire un premier verre avec les gens et qu’on rentrerait ensuite, tous deux quittant Surfers Paradise le lendemain.

Ayant eu une peine de cœur quelques minutes avant la soirée, je ne voulais plus sortir. Mon colocataire insista, et finalement oui, je sortis. Après tout, on n’est pas en Australie pour pleurer à cause d’un mec !

Et j’ai bien fait ! Je rencontrais quelques français, et ça faisait du bien de parler ma langue maternelle !

D’ailleurs, un des français avait trouvé un job dès son arrivée en ville, alors qu’il venait s’acheter sa carte sim de téléphone, le vendeur lui demande ce qu’il vient faire en Australie, le garçon lui répond qu’il cherche un emploi, et voilà que le vendeur lui propose de travailler dans le magasin ! Deux jours plus tard, il commençait ! Pareil, lui et sa copine ont trouvé rapidement un appartement en haut d’un building avec une vue magnifique sur la plage. Le rêve australien commençait fort pour eux !

Mon coloc et moi sommes partis avec le groupe qui faisait la tournée des bars. Et alors que nous n’avions aucun bracelet justifiant que nous avions payé, à chaque entrée de bar ou de discothèque, les agents de sécurité nous tamponnèrent le Graal pour avoir notre boisson gratuite. Ainsi, nous fîmes deux, trois bars avec entrées et boissons gratuites ! Bon plan ! Héhé

Le lendemain matin, je repris à nouveau le bus Premier, en direction de Byron Bay où je devais enfin retrouver plusieurs amis de Fraser Island. « Amis » étant un mot à prendre avec des pincettes même ici, en Australie…

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