Le retour en France après un WHV

Pour réussir son retour en France après 1 an à l’étranger, il faut d’abord avoir réussi son voyage.

Je ne saurais que trop conseiller de faire un bilan au bout de 6 mois d’aventures. Et de se poser les questions suivantes : Pourquoi suis-je venu(e) en Australie ? Quels étaient mes objectifs ? Sont-ils toujours réalisables ?

Au fil des rencontres, et de la vie que l’on se construit, on peut parfois perdre le fil.  Lors de mes 6 mois, je vivais à Melbourne, j’avais mon appartement de rêve, mon boulot, mes amis. J’aurais pu rester dans ce cocon éternellement. C’est ma rupture avec mon petit-ami qui m’a fait me poser ces questions. Je bénis cette rupture pour ça. Pour ma part, mon plan de base avait toujours été de faire le tour de l’Australie, et de visiter également la Nouvelle-Zélande. A 6 mois, je n’avais fait que la côte Est du pays.

Grâce à mon boulot, j’avais pu économiser beaucoup d’argent. Et je pus planifier le reste de mon aventure. Je découvris donc la Nouvelle-Zélande, puis je partis retrouver ma sœur en Thaïlande, et enfin je fis mon road trip sur la côte Ouest de l’Australie. Fin juin, j’arrivais à Cairns, là où j’avais débuté mon aventure. La boucle était bouclée. Je pus même retourner travailler au refuge de bébés kangourous. Je m’offris une nouvelle excursion sur la grande barrière de corail avec un tour en hélicoptère.

La Grande Barrière de Corail vue du ciel
La Grande Barrière de Corail vue du ciel

 

Ma wallaroo préférée !
Ma wallaroo préférée !

J’avais le profond sentiment d’avoir fait tout ce que j’avais voulu faire. J’en avais pris plein les yeux pendant un an, plus que ce que j’aurais pu imaginer. Je suis allée à tellement d’endroits, pris 14 fois l’avion. C’est assez dingue !

Bref, vous l’aurez compris, le retour en France est plus facile quand on n’a pas de regrets.

Préparer son retour.

C’est lors de ce bilan des 6 mois que je pris la décision de la date retour. Mon père allait fêter ses 60 ans. Ce fut comme une évidence qu’il fallait que je sois là pour cet événement. Ainsi, je prévis de faire la surprise de mon retour à mes parents lors de la célébration de cet anniversaire. Je ne pouvais qu’imaginer la grande joie qu’ils auraient de me voir. Quel plus beau cadeau pour mon père que de revoir sa petite dernière revenir pour son anniversaire ? J’imaginais déjà ma mère pleurer.

Je mis dans la confidence ma sœur et mon frère, et on organisa l’anniversaire, ainsi que la logistique de mon retour. Où me cacher durant les 48h précédant l’anniversaire ? Tout était rôdé pour le jour J.

Évidemment, si vous avez la chance d’avoir un emploi lors de votre retour en France, vous gagnerez également en sérénité.

Les interrogations et autres doutes.

Même si je me sentais prête à rentrer en France, à revoir les gens que j’aime, je fus emprise de doutes 48h avant de prendre mon vol. Des questions idiotes du genre : Est-ce que ma famille, mes amis, mes connaissances seront contents de me revoir ? Est-ce que ce sera comme avant mon départ ? Y aura-t-il de la distance ? Serons-nous toujours sur la même longueur d’ondes ? Fais-je bien de rentrer finalement ?

Ce fut émotionnellement assez difficile, car mes amis d’Australie désiraient vraiment que je reste jusqu’à la fin de mon visa (qui se finissait le 26 août 2016). Et de l’autre côté, mes parents ne sachant pas que je revenais plus tôt, ne pouvaient pas s’enthousiasmer de mon retour et calmer mes doutes. Je devais donc maintenir le cap de mon plan prévu depuis des mois. Toujours maintenir son cap contre les vents et marées de l’incertitude.

Ainsi, partir d’Australie fut aussi difficile que de partir de France. C’est laisser des gens qu’on adore derrière soi, en leur promettant de se revoir dès que possible.

Néanmoins, je m’accrochais à la joie de retrouver mes proches. J’avais hâte de découvrir les nouvelles vies de mon frère et de ma sœur. Hâte de retrouver mon chat aussi, et toutes les personnes que je porte dans mon cœur.

Dernière journée à Sydney.
Dernière journée à Sydney avant de prendre l’avion.

L’arrivée en France.

Groggy des 26h de voyage, ce fut un petit choc d’atterrir sur le sol français. Ce qui me perturba d’abord fut tout bête : entendre parler français tout autour de moi. Opération switchage de langue dans le cerveau.

J’étais également extrêmement paranoïaque d’un attentat à mon arrivée. J’observais tout le monde avec attention et appréhension. Après 1 mois, je le vis beaucoup mieux.

Le jetlag fut très puissant. Me réveillant à 4h du matin, étant morte de fatigue en début d’après-midi. J’attendis une bonne semaine avant de pouvoir sortir le soir et faire la fête avec mes amis.

Les retrouvailles avec mes parents se passèrent comme je l’avais imaginé. Ma mère pleura, mon père fut extrêmement heureux, les larmes aux yeux. Depuis mon retour, je suis choyée comme jamais.

retrouvailles
« Tu ne pensais pas que j’allais rater tes 60 ans ! »

Le jetlag passé, il m’est difficile de réaliser que j’ai été absente pendant un an. J’ai l’impression que mon aventure australienne n’a été qu’un rêve. Ces deux mondes sont tellement différents.

Néanmoins, je ressens les bienfaits de ce voyage. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma tête et dans mon corps. Je suis confiante en mes capacités et en mon avenir. J’ai gagné en sérénité intérieure. Je l’avais déjà dit dans mon bilan des 6 mois, mais j’ai vraiment beaucoup appris sur moi, les autres et le monde !

Je ne saurais que trop conseiller à tout le monde de partir pour une expérience telle que celle-ci.

Ainsi, pour le moment, je vis très bien mon retour en France. Je profite des charmes gustatifs de notre pays, de mes proches. J’ai la ferme attention de m’installer et construire ma vie en région parisienne. Et puis, si je n’y arrive pas… J’aurais toujours l’option de repartir à l’étranger ! 🙂

 

OZélie

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