La vie sociale lors d’un Working Holiday Visa

Après 8 mois de Working Holiday Visa, je pense avoir fait le tour de tous les types de relation que l’on peut avoir lorsqu’on est un itinérant.

Globalement, il ne faut pas s’attendre à un monde de Bisounours. J’ai voulu y croire, mais on tombe de haut quand la réalité nous fait face. A vrai dire, la vie sociale est exactement la même qu’en France. Sauf que peut-être vous vivrez les choses plus intensément, si comme moi, vous êtes une passionnée et vivez à 100%.

*Les ingrats.

J’en ai rencontré ENORMEMENT. Malheureusement principalement des français. La démarche de mon blog est d’ailleurs d’aider mes concitoyens, et je le fais bien volontiers, sans rien attendre en retour. Mais lorsque sur mon périple j’ai rencontré des personnes, avec qui j’ai sympathisé et que j’ai volontairement voulu les aider à trouver un travail, à se sociabiliser – des étapes importantes lors d’une expatriation – j’ai été plus que déçue de constater qu’on m’avait aussitôt oubliée, ou que même on cherchait à se débarrasser de moi. Lorsque j’ai été plongée dans un moment de grande solitude et que j’appelais à l’aide, aucune de ces personnes n’ait venu me rendre visite ou me remonter le moral. Dorénavant, je distribuerai mon aide avec parcimonie…

*Les éphémères.

Qui dit voyage, dit relations de courtes durées. Attendez-vous à passer de bonnes soirées/sorties/moments avec certaines personnes qui, une fois éloignées, ne répondront plus à vos messages, ou s’en ficheront de vous revoir si vous passez par leur ville. Ce n’était l’histoire que de quelques jours/semaines. Pas d’attaches. Juste vivre le moment présent. Malheureusement, on ne le sait qu’après…!

*Les sociaux, ouverts d’esprit.

Yes ! Ça existe bien ! A contrario des éphémères, ils seront toujours heureux de vous revoir et de partager leurs expériences. J’ai la joie d’en compter un bon paquet tout de même dans ce lot. Sans être les meilleurs amis du monde car nous n’avons pas eu l’occasion de passer suffisamment de temps ensemble, c’est toujours un plaisir de se revoir si l’on se croise sur les routes. Échanger des bons conseils, des expériences de voyage, et constater qu’on vit tous plus ou moins les mêmes choses (bonnes comme mauvaises).

Jordan et Shaunie de passage à Melbourne !
Jordan et Shaunie, deux anglaises rencontrées à Fraser Island.
Eloisa, ma colocataire brésilienne de Sydney
Eloisa, ma colocataire brésilienne de Sydney

 

Julie, rencontrée au refuge de bébés kangourous à Kuranda
Julie, rencontrée au refuge de bébés kangourous à Kuranda
Sandra, suédoise, et Graeme, anglais, rencontrés à Cairns
Sandra, suédoise, et Graeme, anglais, rencontrés à Cairns

*Les perles.

Vous en rencontrerez peu. A ce jour, j’en ai rencontré deux. Sans elles mon aventure australienne n’aurait pas été la même. Ce sont des personnes qui vous touchent par leur bienveillance innée et leur abondante générosité. Sans vraiment savoir pourquoi, ils vous trouvent et vous aident. Ils sont là dans vos pires moments.

Graeme and I

Graeme, australien, m’a constamment aidé et soutenu lorsque j’étais à Melbourne. Sans même lui demander, il a corrigé mon CV, l’a transmis à son service RH. Grâce à lui j’ai trouvé un boulot à un moment critique financièrement et on est devenu collègues. Il a été l’épaule sur laquelle pleurer lors de mes déboires amoureux. Il m’a laissé gratuitement un de ses studios durant les quelques jours où je revenais à Melbourne entre deux voyages – sans même que je ne lui demande. J’ai rarement rencontré une personne aussi belle de cœur. J’ai trouvé en lui, un véritable ami.

 

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Valentina est la seconde perle. Italienne, voisine dans mon immeuble. Elle est la seule à avoir entendu mon appel au secours lorsque j’étais dans une profonde détresse. On ne se connaissait pas. Elle m’a sortie, on est allé boire un verre en ville. On s’est raconté nos vies. Notre amitié est née. Par la suite, elle a toujours été présente à tous mes petits coups de mou, et réciproquement. On pense de la même manière, on a la même ferveur. On est connectée 🙂

 

Pour conclure, je dirais que cette expérience de vie m’a appris à lâcher prise. A quoi bon se torturer l’esprit pour savoir pourquoi untel ne veut pas nous revoir, pourquoi bidule organise des sorties sans nous, etc… « C’est la vie ! ». Ne jamais courir après les gens, les bonnes personnes viendront d’elles-mêmes. Les autres ne nous méritaient pas. Et puis, en voyage, la règle d’or est de profiter du moment présent. Donc, pas de prises de tête !

 

PS : Un GROS THANK YOU à mes amis et ma famille en France qui ont également été d’un gros soutien lors de mes coups durs <3

OZélie

3 réflexions sur “La vie sociale lors d’un Working Holiday Visa

  1. Bonjour 🙂

    As-tu finalement regretté la valise ou pas? C’était quel litrage? Tu avais un sac à dos en plus? De quel litrage également? J’hésite beaucoup entre le gros backpack et la valise!

    1. Bonjour Liza !
      Je n’ai pas regretté la valise. Même si ça peut être compliqué lors d’un roadtrip en van. Ça dépend vraiment de l’organisation du van.
      J’avais la valise la plus grosse possible. A un moment donné j’avais également un sac à dos 65L+10L, qui ne m’a finalement pas trop servi.
      En tant que nana, il y aura souvent quelqu’un pour t’aider à la porter s’il y a des marches ^^ Or que le sac à dos, ça sera toujours à 100% pour ta pomme. Néanmoins, dans les deux cas, essaie de partir avec moins de 22kg. Après, c’est dur à porter/tirer !

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