Bilan : 6 mois en Australie.

Comme toujours, le temps passe à une vitesse incroyable. Me voici déjà à la moitié de mon séjour en Australie.

Satisfaite de mes choix.

2 mois à voyager le long de la côte Est, 4 mois passés à Melbourne.

Une chose est sûre, je ne regrette pas une seconde d’avoir voyagé avant de m’être installée à Melbourne. Melbourne est vraiment une ville où il y fait bon vivre. Elle mérite amplement son statut de « ville la plus agréable au monde » pour la 5e année consécutive. Je reviendrai amplement sur Melbourne dans de futurs articles.

Néanmoins, Melbourne n’est pas représentative de l’image que l’on se fait de l’Australie (à part la zen attitude). Ses plages sont affreuses, on ne peut pas y surfer. C’est une ville très animée où l’on peut sortir aisément, des festivals tous les week-ends, on ne s’y ennuie jamais. Mais si on rêve de kangourous, de koalas, de belles plages à l’eau turquoise, de surfers, de plongée et de beaux poissons… Faites demi-tour ! Tout le monde le dit, Melbourne ressemble à une ville somme toute très européenne.

C’est pourquoi je suis vraiment satisfaite d’avoir déjà vu et fait la côte Est. Mon appétit d’Australie a été assouvi dès mon arrivée, et j’y repense avec beaucoup d’émotions et de nostalgie. J’ai vraiment adoré le Queensland et le New South Wales.

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Enrichissement personnel.

6 mois. 6 mois où j’ai vécu intensément. Absolument chaque moment, chaque émotion ont été décuplé par mille. J’avais déjà cette tendance en France (je suis scorpionne, hein !), mais ici c’est beaucoup plus poussé. Le bien, comme le mal, je le vis à 100%. Pas de demi-mesure. Heureusement, le bonheur l’emporte à chaque fois sur les mauvaises passes au bout du compte.

Je sais également que j’évolue dans le bon sens. Je deviens une meilleure moi. J’apprends à me débrouiller seule que ce soit lors de petits tracas en roadtrip ou lors de la vie quotidienne. Trouver un logement, trouver un job, me créer une vie sociale en partant de rien. Je l’ai fait ici. Je pourrais le refaire n’importe où. Ma confiance en moi est optimum.

J’ai (encore plus) appris l’humilité. Faire un job pour lequel je suis surqualifiée (je le faisais déjà en France), côtoyer des clients (ou collègues) qui se la pètent et qui peuvent être condescendants, devoir ravaler sa fierté et sourire. Ce n’est pas forcément évident. Faire un job que je ne voulais vraiment pas faire et finalement y trouver des petits points communs avec ma personnalité (organisation, efficacité, précision), j’ai réussi à m’adapter et y à trouver un minimum de satisfaction. D’ailleurs, à l’heure où j’écris j’ai eu une petite prime pour mon engagement et mon bon travail. Je suis quand même tombée dans une boite avec un très bon management. Qu’est-ce que ce job ? Ce sera l’objet de mon prochain article : trouver un emploi à Melbourne.

Mes relations sociales me font évoluer également. Les bonnes comme les mauvaises rencontres (tout le monde n’est pas gentil en Australie) confortent mon appréhension du monde et me poussent à de grandes réflexions sur l’être humain, et notre accomplissement dans cette vie. Quoiqu’il en soit, chaque rencontre est enrichissante. Apprendre la culture de l’autre est un véritable cadeau. Sachant que toutes les nationalités se retrouvent en Australie, vous n’imaginez pas combien j’ai déjà appris ! Car je suis curieuse de nature et pose toujours un tas de questions.

Mes relations amoureuses ratées avec des anglo-saxons m’ont également menée à un véritable déclic personnel.

Je reviendrai changée.

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La France vue de l’Australie.

Jusqu’à aujourd’hui, je ne ressentais pas du tout l’envie de revenir en France. Quand je visualisais la France, je la voyais sombre. Assombrie par le terrorisme, par le chômage, par toutes les mauvaises décisions prises par le gouvernement, la montée de l’extrême-droite, la bêtise des médias. La France, je la voyais sans espoir. Et pourtant, je fais partie de ceux qui espèrent longtemps. Mais j’avais lâché. La France m’avait déçue et ne sachant pas moi-même quoi faire pour la voir à nouveau briller, je ne voyais aucun intérêt à revenir.

Et pourtant, même d’ici, je suis toute l’actualité de mon pays. Je vis aussi intensément chaque mauvaise nouvelle que si j’avais été dans ma banlieue parisienne. Je m’exprime d’ailleurs souvent sur Facebook sur les sujets nationaux.

Mais il y a quelques jours, lorsque j’ai appris le détail de la réforme du travail que veut faire passer le gouvernement, je suis sortie de mes gonds. Et là, j’aurais voulu être en France. Pour manifester. Pour crier ma colère et ma déception de ce gouvernement de droite. Vous l’aurez compris, je suis quelqu’un d’engagée. Et aujourd’hui, j’ai envie de rentrer en France pour changer les choses. Car ma France, je ne peux pas la laisser dépérir sans agir. C’est l’heure d’une révolution, et je veux en faire partie. Ce n’est pas le lieu pour parler politique donc je n’irai pas plus loin sur le sujet.

Le message que je veux faire passer est que oui, nous voyageurs, sommes peut-être à l’autre bout du monde. Mais ce qui se passe dans notre pays nous touche comme si on y était.

D’autant plus qu’ici, je peux voir les différences, et constater les avantages de vivre en France, comparé à l’Australie mais aussi comparé au monde entier (vous vous souvenez, je questionne toute personne rencontrée sur son pays d’origine).

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Bien sûr, la France, ce n’est pas que les événements politiques et sociaux.

La nourriture et le vin ont été ce qui m’a manqué dès les premières semaines.

La culture est ce qui m’a touchée en second. C’est sûr que de passer de Paris à Melbourne, il y a un sacré fossé niveau culturel. On peut trouver quelques musées qui proposent une ou deux expositions d’art, mais c’est au compte-goutte. Les australiens sont plus inspirés par la Nature ou l’histoire aborigène.

Et bien évidemment, ma famille et mes amis me manquent. Les voir de visu, trinquer ensemble, partager un bon repas, rire, débattre, danser, les serrer dans mes bras…

L’éloignement permet également de voir qui se souvient de nous, qui tient à nous et permet d’amplifier certaines relations pour lesquels je n’avais d’ailleurs aucun doute à la base. Avoir des nouvelles de connaissances/potes/amis/famille réchauffe toujours le cœur. Cela peut même être un réel booster lorsqu’on a une déprime passagère. Ceux dont je parle se reconnaitront. Merci d’être là. On se reverra bientôt 🙂

Conclusion :

Je suis extrêmement heureuse à l’heure actuelle. Je sens que je m’accomplis. J’apprends tellement sur moi, sur le monde et sur la vie. Je ne regretterai jamais une seule seconde d’être partie. J’ai fait des rencontres qui m’ont enrichie, je me suis fait de nouveaux amis qui viennent de tous les continents. Il me reste encore tellement de belles choses à voir.

Dans 15 jours, je m’envole pour la Nouvelle Zélande. Ensuite, ce sera la Thaïlande et enfin la côte Ouest de l’Australie. Je me remets un petit coup de pied au derrière : « Sors de ta zone de confort, Ophélie, et repars à l’aventure ! ». Je m’écoute, et je m’exécute ! 🙂

 

A bientôt les amis.

OZélie

3 réflexions sur “Bilan : 6 mois en Australie.

  1. Coucou Mrs O ! 😉
    C’est grâce au groupe sur Facebook  » Australie /bon plan » que j’ai découvert ton blog. Je suis activement les groupes sur Facebook concernant l’Australie.
    Eh bien , agréable ton blog ! Étant donnée qu’avec mon copain on part en décembre pour 1 an , on devient accro aux blogs tenu par différents aventuriers/ières ahahah!
    Je te trouve bien courageuse de faire ce grand voyage seule ( au départ ) , c’est flippant je trouve de se retrouver à l’autre bout du monde … Mais après avoir lu ton blog , j’en suis même triste de pas sauter déjà dans l’avion et de pouvoir , à mon tour en prendre plein la vue !
    Je ne sais pas quand est ce que tu pars en Thaïlande, mais nous y allons , mon copain et moi , 1 mois en août 🙂

    Merci de m’avoir fait voyager de mon canapé au fin fond de la grisaille parisienne !

    Au plaisir

    Marine

    1. Merci beaucoup Marine pour ton commentaire ! Ravie de t’avoir fait voyager !
      Quant au fait de voyager seule, le plus dure c’est de se lancer. Une fois sur place, on ne regrette vraiment pas !
      Je pars en Thaïlande au mois d’avril. J’en parlerai certainement ici ! ^^
      Bonne préparation !
      Ophélie

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