Airlie Beach et ses Whitsundays

Après mes expériences (légèrement) malheureuses à Mission Beach et Magnetic Island, je suis allée tout droit vers la très très cool ville de Airlie Beach, et la promesse d’une virée au Paradis à White Haven beach.

 

C’est lors de ce voyage que j’ai eu quelques soucis avec Premier Bus. Pour la première fois j’eus une remarque du chauffeur de bus au sujet du poids de ma valise. Apparemment, c’est limité à 20kg max par bagage. Bien sûr, ayant eu la possibilité de transporter 30kg avec ma compagnie aérienne, forcément, ma valise fait plus de 20kg. Humiliation : le chauffeur qui pèse ma valise devant tout le monde et me dit qu’il faut payer 10$ de plus. Totalement sous le choc, je lui dis que je n’ai eu aucun problème lors de mes précédents voyages. Face à mon désarroi, il accepte de mettre ma valise dans son coffre. Et me voilà, installée pour quelques heures de voyage, la boule au ventre, à compter combien je vais devoir dépenser, vu le nombre de stops que j’ai encore à faire. Finalement, à l’arrivée, il n’a pas voulu de mon billet de 10$. Désormais, je vais devoir faire attention, mettre moi-même ma valise dans le coffre, pour tenter de passer inaperçue.

On the road again...
On the road again…

Après ce petit épisode stressant, je rejoignis mon auberge qui était absolument immense, avec places pour le camping, places pour les vans. J’étais à X Base Airlie Beach, qui regroupe également l’auberge Nomads. C’est vraiment l’endroit où il faut être à mon humble avis. Des prix défiants toute concurrence au restaurant/bar (plat et boisson au choix pour 8$, et c’est extrêmement bon !), des soirées tous les soirs, partenariat avec un night club de la ville (entrée gratuite et boisson offerte). C’était vraiment cool et elle est bien placée pour rejoindre ensuite la marina.

Seul bémol : après le nettoyage des chambres, il restait de la javel dans la salle de bain, j’ai désormais deux shorts tachetés de blanc…

A Airlie Beach j’ai retrouvé une hollandaise, deux allemands de mon auberge de Magnetic Island. J’ai sympathisé avec un anglais.

Airlie Beach

Le lagon d'Airlie Beach
Le lagon d’Airlie Beach

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Comme tout le monde dans la ville, j’avais booké ma croisière aux Whitsundays. J’avais hâte. Mon agent de voyage m’avait assuré que ça allait être génial, avec que des jeunes, que j’allais faire la fête, etc… Arrivée à la marina, je patientais en buvant le MEILLEUR iced coffee de ma vie (vraiment, si vous passez par là, prenez-en un au petit café de la marina, 7$ mais il vaut largement son prix, avec sa boule de glace, la cannelle, TOUT !). Je voyais plein de jeunes gens comme moi attendre et me disais qu’ils devaient sûrement être dans le même bateau que moi. Mais ça aurait été trop beau ! Je me suis retrouvée dans un bateau de 12 personnes, dont 7 chinois qui se connaissaient, un couple d’hollandais, et un couple d’allemands d’une cinquantaine d’années. Autant vous dire que je me suis sentie un peu seule. J’ai déchanté direct. J’ai profondément haï mon agent de voyage. Et je regardai la vingtaine de jeunes gens monter sur leur gigantesque bateau avec envie.

Mon catamaran
Mon catamaran

Après avoir accepté la situation, je me suis détendue et j’ai parlé un peu avec tout le monde. Finalement, les chinois se sont avérés extrêmement drôles avec leur tendance à s’émerveiller bruyamment devant pas grand-chose. Je leur ai appris quelques phrases en français. On me demanda si j’étais romantique, on parla de Paris, de la Chine. Ils voulurent que je sois sur leurs photos de vacances. Le couple hollandais était très sympa également et j’ai beaucoup papoté aussi avec l’allemande.

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Le plus dérangeant était lorsqu’ils parlaient chacun leur langue maternelle. Je me suis sentie deux fois plus étrangère. Les repas étaient très bons. Par contre, je n’ai pas vraiment apprécié le manque d’intimité. Je dormais sur une couchette collée aux 3 autres dans la salle commune. Nous ne pouvions prendre une douche que d’1 minute par jour pour économiser l’eau potable.

Heureusement, notre escapade à White Haven était fabuleuse. C’est vraiment le Paradis sur terre. Le sable d’une pureté incroyable, blanc comme neige et d’une douceur infinie. Ces bancs de sables entremêlés d’une eau diaphane. C’était fabuleux.

white haven

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Malheureusement, le beau temps n’était pas vraiment au rendez-vous. De grosses bourrasques de vent, rendant la navigation très agitée, et également quelques pluies diluviennes se sont invitées à notre voyage. Ca y est j’étais définitivement persuadée que ma bonne étoile m’avait lâchée. Lorsque nous allions d’un endroit à un endroit, nous pouvions nous assoir totalement à l’avant du pont. Ce fut une expérience que j’ai particulièrement adorée. A la merci des énormes vagues, agitée d’en haut en bas, de droite à gauche. J’eu l’impression qu’après ça je pouvais tout faire. Un sentiment de courage m’envahit. Moi face à la Nature.

Nous avons pu faire du snorkelling deux fois, ainsi que du paddle. J’ai pu voir un énorme poisson de deux mètres, qui est connu sous le nom de Georges. C’était extrêmement impressionnant ! Le paddle, c’était quasi impossible d’en faire tant les vagues étaient grosses. D’ailleurs, alors que j’étais simplement assise dessus, une vague me fit valser tout droit dans l’océan ! Le paddle, ce sera donc pour une prochaine fois !

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Un des couchers de soleil

Point « Histoire » : l’île de White Haven était habitée par des aborigènes autrefois, experts de la pêche. En 1770, ils ne virent pas d’un bon œil les anglais débarquer en Australie et ne souhaitaient nullement partager leurs eaux. Ce fut donc batailles sur batailles durant un petit moment lorsqu’ils se croisaient. Puis un jour, les anglais leur proposèrent un pour-parler. Tous les guerriers aborigènes se rendirent sur la terre ferme pour cette réunion. Les anglais en profitèrent pour tous les massacrer jusqu’au dernier. Les femmes et enfants restés sur l’île s’enfuirent, et c’est grâce à eux que nous connaissons cette histoire aujourd’hui. Désormais, les descendants vivent dans le désert vers Darwin, et le gouvernement leur demande leur avis pour n’importe quel petit aménagement qui a lieu sur l’île (boardwalk, toilettes…). L’île ayant été décrétée Parc National, aucune construction ne peut y être faite. Pour les aborigènes, il s’agit désormais d’un lieu maudit.

 

Globalement, j’ai beaucoup aimé Airlie Beach. Un Woolworth, un lagon, des petits prix, MacDo, Subway… Il y avait tout ce qu’il fallait.

Le lendemain j’embarquai dans un bus de nuit, direction Rainbow Beach et Fraser Island…

OZélie

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